La culture en commun, des émotions pour chacun.
Une autre idée du développement culturel.
Objectifs :
Inscrire le Puy en Velay dans une ouverture artistique et culturelle, vecteur d’attractivité,
de rayonnement et de développement.
Favoriser l’accès de tous aux établissements culturels de la Ville (Ateliers des arts,
Musée, Théâtre) par une politique des publics adaptée.
Coordonner et accompagner les initiatives artistiques et culturelles des associations.
Avec quelques propositions-phare :
- Construire un lieu musical de diƯusion et de pratiques, consacré aux musiques actuelles, accueillant musiciens locaux et artistes nationaux, [à l’instar du Fil (Saint-Etienne)]. Nous imaginerons un lieu convivial, ouvert sur la Ville et d’une jauge d’environ 400 places.
- Doter le Théâtre d’une programmation éclectique en danse, théâtre, musiques, cirque et
jeune public pour obtenir du ministère de la Culture l’appellation de Scène Conventionnée d’Intérêt National. - Augmenter la capacité d’accueil de la bibliothèque municipale, ouvrir une vraie médiathèque de cœur de ville
- Coordonner et nourrir durant chaque été une saison festive, de la Fête de la Musique au Roi de l’Oiseau
- Créer une véritable salle d’exposition ouverte aux artistes (plasticiens, illustrateurs,photographes …)
Création d’un Scène de Musiques Actuelles – SMAC
Le constat :
La Ville du Puy-en-Velay ne dispose étonnamment pas de lieu de concerts consacré aux
musiques actuelles.
L’appellation « musiques actuelles » est utilisée par les institutions publiques et les
professionnels pour désigner un secteur de la culture recouvrant aussi bien le rock que
le jazz, les musiques électroniques, les musiques traditionnelles, la chanson, le rap ou
les musiques du monde. En bref, tout ce qui ne relève pas des musiques académiques,
classique et lyrique, mais plutôt des musiques populaires.
Dans l’agglomération, le seul lieu identifié musiques actuelles demeure la Maison Pour
Tous (MPT) la Couveuse à Chadrac, dont la jauge et les conditions d’accueil ont atteint
leurs limites. Nous sommes l’un des seuls départements à être dépourvu de scène
musicale labellisée.
Par ailleurs, Les Ateliers des Arts ont un département musiques actuelles et assume un
travail de formation.
Les besoins :
Un lieu musical de diffusion et de pratiques, consacré aux musiques actuelles.
Le projet :
Construire un lieu musical de diffusion et de pratiques, consacré aux musiques
actuelles, accueillant musiciens locaux et artistes nationaux. Nous imaginerons un lieu
convivial, ouvert sur la Ville et d’une jauge d’environ 400 places.
Le but est d’associer la circulation des publics et des artistes entre les différents pôles
et de faire émerger une « culture musicale d’agglomération », signature ponote garante
de sa vitalité.
L’équipement devrait avoir la configuration suivante :
Une jauge de 400 places.
3 salles de répétitions + loges
Un espace bar (voire petite restauration) + vestiaire.
Une structure de préfiguration sera impulsée à l’automne 2026 et aura pour objet de
préciser le cahier des charges, d’organiser l’appel à projet architectural et proposer un
mode de gestion.
Pour ceux qui veulent approfondir
Quelques repères ou exemples de lieux :
Fedelima : chiffres et indicateurs clés de la FEDELIMA (données 2023) : ce sont
des données socio-économiques sur les lieux de musiques actuelles
adhérents. Vous retrouverez dans cette publication des informations concernant
les activités des lieux, leur modèle économique, leur structuration, etc. Vous
pouvez notamment lire en page 36 un tableau comparant les salles en fonction
de leur jauge.
Fiche-repère écrite avec OPALE et la FEDELIMA sur les lieux :
https://www.fedelima.org/IMG/pdf/2018_opale_crdla_fiche_reperes_lieux_maa.
pdf
Une création : Le fil à Saint-Étienne : https://www.le-fil.com/ (page projet-histoire
en particulier)
Une réhabilitation : Le Moloco à Audincourt (25) : https://www.lemoloco.com
Une création dans une friche : La Rodia à Besançon (25) : https://larodia.com
Aménagements de la bibliothèque du Puy-en-Velay et création d’une
médiathèque-ludothèque
Le constat :
La bibliothèque du Puy, malgré des équipes investies, ne peut plus répondre à tous les
besoins et ses prérogatives par manque de place.
De nombreux lycéens se retrouvent pour y travailler mais les espaces sont réduits et les
besoins des utilisateurs différents.
D’autre part, Le Puy-en-Velay accueille de plus en plus d’étudiants.
Le prêt, la consultation de documents audio, vidéos n’est pas possible, car il n’existe pas de
médiathèque.
Il n’y a pas non plus de ludothèque à proximité.
Par ailleurs, Le Puy-en-Velay possède un patrimoine exceptionnel, celui des fonds anciens,
qu’il faut protéger, transmettre et faire vivre.
Les besoins :
Tous ces publics ont besoin d’espaces de travail. Ils méritent des lieux dignes pour étudier, se
concentrer, réussir. Cela nécessite une restructuration des espaces, qui bénéficieront à tous
ceux qui cherchent un endroit pour lire, travailler, préparer un concours ou un projet.
Le fonds ancien nécessite aussi une mise en valeur.
Le projet :
Faire de la bibliothèque un lieu de conservation, mais aussi de découverte, de
recherche, de partage, ouvert et accueillant.
Aménager des lieux existants en cœur de ville, pour créer des espaces adaptés, avec des
plages d’ouverture et des moyens humains suffisants.
Créer une médiathèque-ludothèque. Un lieu vivant, accessible, pensé pour tous les
âges, pour lire, jouer, apprendre, se retrouver.
Car la présence en cœur de ville de lieux d’accueil avec des salles de travail ouvertes à tous,
calmes, confortables et connectées est nécessaire pour promouvoir une culture ouverte, au
cœur de la vie quotidienne.
L’idée est de préserver notre mémoire. Ouvrir la culture. Faire battre le cœur de la ville. La
culture ne doit pas être à l’écart, elle doit être au centre.
Ce projet, c’est aussi :
- plus de fréquentation,
- plus de dynamisme pour les commerces,
- plus de raisons de venir et de rester en centre-ville.
La proposition s’articulerait autour du réaménagement de la bibliothèque actuelle et de lieux
existants :
Création de nouveaux espaces de travail, grâce au déplacement du fonds ancien qui
quitterait les réserves pour trouver un nouvel écrin : l’ancien tribunal de commerce. Un
bâtiment réaffecté pour accueillir la mémoire écrite de notre ville et faciliter son accessibilité.
Utilisation et réaménagement de locaux aujourd’hui vacants, place du Clauzel. Ils seront
préemptés et transformés en médiathèque et ludothèque modernes.
La bibliothèque historique, l’ancien tribunal de commerce, une médiathèque–ludothèque,
place du Clauzel :
Trois lieux complémentaires, trois polarités culturelles, qui créeront du passage, de la
vie et de l’attractivité en cœur de ville. Ainsi, des étudiants, des familles, des lecteurs, des
chercheurs, des habitants s’y croiseront chaque jour.
Le théâtre du Puy-en-Velay
Le constat : Un outil abandonné !
Le Puy-en-Velay est la seule préfecture de France à ne pas disposer d’un théâtre
conventionné avec l’État, qu’il soit Scène Nationale ou Scène Conventionnée d’Intérêt
National (SCIN).
Sa programmation artistique est une programmation de type privé, de qualité sujette à
interrogations (primauté de vedettes en vue, de thèmes boulevardiers, de productions
parisiennes en recherche de rodage, bref du « vu-à-la-télé »).
La tarification est discriminante et dénuée de mission de service public, autrement dit
un équipement coupé de la création d’aujourd’hui, hors d’âge.
Les espaces propres d’un théâtre ne sont plus utilisés : le bar et l’accueil sont devenus,
avec la récente ré-implantation de l’Office du Tourisme, une boutique de produits
dérivés.
Et la salle de répétitions, superbe et nécessaire pour un théâtre en ordre de marche, est
devenue la salle des archives de la bureaucratie municipale.
Le Puy a besoin d’un théâtre conventionné
Le projet politique de la liste « Le Puy en Commun » est de faire du théâtre
municipal une Scène Conventionnée d’Intérêt National (SCIN), appellation attribuée par le ministère de la Culture, au regard de son projet artistique et culturel. Pour donner de la Ville du Puy-en-Velay l’image d’une ville ouverte à la création d’aujourd’hui, à la modernité, aux arts du spectacle vivant. Ce choix va de pair avec : Une autonomie de gestion*. Le théâtre doit avoir une indépendance de gestion
vis-à-vis de la Municipalité et disposer de la liberté de programmation.
Une diversité de programmation, qu’elle soit disciplinaire (danse, théâtre,
musiques, cirque…), esthétique (alliant le répertoire et le contemporain),
géographique (approximativement, 50% de productions régionales, 50% de
productions nationales), de publics (scolaires / tous publics) et
transgénérationnelle (du premier âge aux publics seniors).
Une politique d’éducation artistique et culturelle, à destination des scolaires,
instaurant un parcours-découverte des œuvres présentées et intégrant des
temps de formation, d’initiation au sensible et d’expressions du ressenti.
Un accompagnement de la création d’équipes artistiques en devenir, soit par
l’apport en production, soit la mise à disposition de la salle de répétition (artistes
en résidence).
La systématisation des partenariats avec les associations ou les établissements
œuvrant sur le territoire (allant par exemple des Ateliers des Arts à l’Embarcadère
de Vorey/Arzon, des événements départementaux (Le festival de La Chaise-Dieu,
le festival du Monastier, les Nuits Basaltiques, Le Roi de l’Oiseau …) ou hors
Haute-Loire (Comédie de Saint-Étienne, La Cascade en Ardèche…)
Une politique tarifaire incitative à l’abonnement et à la diversité des publics. Il est
de notre devoir d’expérimenter l’élargissement des publics via diverses initiatives
(théâtre de rue, théâtre chez l’habitant, etc.)
L’inscription du Puy-en-Velay dans les réseaux artistiques régionaux et de
circulations des œuvres vivantes.
Pour compléter :
*L’appellation SCIN a trois options : « Arts et création », « Scènes et territoires »,
« Enfance et jeunesse ».
La première semble la plus pertinente, ce qui induit un travail d’accompagnement à la
création.
**La gestion : La délégation de service public (DSP) confiée à un tiers (association ou
même SARL) ou une Régie Autonome formant un établissement public à caractère
industriel et commercial (EPIC).
Nous marquons une préférence pour l’EPIC pour une raison simple : une mission de
service public = établissement public. Dans le cadre d’un EPIC, c’est le directeur ou la
directrice qui signe les engagements du théâtre (et non le maire).
La saison estivale
Le constat :
Les Nuits de Saint-Jacques, les Basaltiques, Interfolk, les scènes décentralisées des
festivals de Craponne, de la Chaise-Dieu, du Monastier, ainsi que de nombreuses
initiatives associatives, constituent des rendez-vous culturels forts et reconnus.
L’objectif n’est pas de les remplacer, mais de mieux les valoriser, les articuler et les
inscrire dans une programmation estivale cohérente.
Les besoins :
Coordonner et nourrir durant chaque été une saison festive, gratuite ou largement
accessible, de la Fête de la Musique au Roi de l’Oiseau.
Cette coordination garantira un soutien financier, une répartition équitable des moyens
et de la visibilité.
Le projet :
Nous proposons de coordonner et de faire vivre, durant tout l’été, une saison culturelle
riche, en nous appuyant sur la diversité des événements déjà présents sur notre
territoire.
Cette saison estivale sera l’occasion de proposer des spectacles innovants, exigeants
et accessibles. Une place particulière sera donnée aux artistes du territoire, dont le
travail en construction mérite d’être soutenu et diffusé, aux côtés d’artistes plus
reconnus.
Notre ambition est de laisser la culture investir l’espace public, de transformer
places, parcs et rues en lieux de créativité, de rencontres et de convivialité,
renforçant le lien social et l’attractivité de la ville, et de faire de l’été, un rendez-
vous accessible à tous, sans barrière financière.
Création d’une salle d’exposition
Constat :
Il existe au Puy des salles qui accueillent des expositions de manière occasionnelle : La
Commanderie Saint-Jean, le Centre Pierre Cardinal, la salle Jeanne d’Arc, la Galerie
Jean-Claude Simon, voire le hall de la Mairie du Puy. Dans ces lieux, les espaces sont
contraints, les murs non équipés le plus souvent, les éclairages non adaptés, et parfois,
l’accessibilité difficile.
Mais il n’y a pas de salle d’exposition digne de ce nom, susceptible d’accueillir
dans des conditions adaptées et ambitieuses les travaux diversifiés d’artistes
plasticiens (peintres, sculpteurs, dessinateurs, illustrateurs, photographes…)
Les plasticiens en particulier sont souvent les oubliés de la culture. Ils sont pourtant
des acteurs vivants et vivaces de la vie culturelle. Comme les autres artistes, ils
proposent un regard, amènent une réflexion, sollicitent nos émotions. Il est nécessaire
de leur faire une place au sein de la cité car ils participent à leur manière à une culture
en commun.
Le projet est de créer une véritable salle d’exposition ouverte aux artistes (plasticiens,
illustrateurs, photographes …), un ambitieux pôle de réception graphique
- Cette salle pourrait être installée dans un espace accessible de la ville, par exemple,
une friche du Bd de la République, dans le cadre d’un projet d’aménagement culturel
plus important. - Cet espace remplira les conditions de réception et de visibilité du travail des artistes
(spots, cimaises, autres systèmes d’accrochages), renforcées par une réflexion
préalable sur l’espace et la luminosité (emplacement des ouvertures afin de dégager
des surfaces d’exposition appréciables ; hauteur de plafond afin de pouvoir déposer des
sculptures de dimensions raisonnables). - Le lieu sera confortable, doté de fauteuils et de tables, et convivial, en vue de favoriser
les rencontres et les échanges entre les artistes et le public. En fonction de la surface
libérée, il sera possible d’envisager une salle adjacente qui permettrait des travaux
d’ateliers, de recherches et/ou de démonstrations. - Le lieu pourra être ouvert aux travaux des élèves des Ateliers des Arts, aux
associations désireuses de proposer des expositions graphiques, à un large public
scolaire (des écoles maternelles à l’enseignement supérieur des IUT), en liaison étroite
avec les enseignants et les professeurs d’arts plastiques, ainsi qu’aux éditeurs
(expositions de planches de bandes dessinées et de mangas, par exemple, de travaux
d’illustration innovants et très prisés dans la nouvelle génération des graphistes-
dessinateurs).
- Il bénéficiera d’une surveillance pour sécuriser les œuvres et d’une communication
propre pour faire connaître les événements qui s’y produisent.
Un tel lieu pourra répondre aux projets des artistes locaux, régionaux et nationaux
ainsi qu’aux attentes du public le plus large et constituer ainsi un pôle de réception
graphique, inédit au Puy-en-Velay.